Talsinia

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 Histoire

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Titre : Cheffe

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MessageSujet: Histoire   Sam 13 Oct - 19:59

L’histoire de la ville

Ce qui peut tenir lieu de fondation

D’après les archives, l’histoire de Talsnia débuterait il y a 800 ans, à quelques poussières près. Bien qu'elle exista avant cette date, la ville n’était alors qu’un vaste hameau perdu au milieu des marais nauséabonds, plus ou moins protégé par sa forêt et l’anonymat qu’elle parvenait à maintenir. Mais un jour on vit arriver un groupe de voyageurs à la peau sombre. Les questions furent nombreuses pour comprendre qui étaient ces hommes et ces femmes. Il s’agissait d’exilés politiques venant de Matlend qui découvraient l’endroit, dont ils ignoraient l’existence jusqu'à ce jour. Et plutôt que de repartir sur la route de l’exil qui les mènerait les dieux savaient où, ils décidèrent de s’installer à Talsinia. Mais la petite ville n’avait à l’époque qu’un vague dirigeant dont l’avis était souvent respecté, pas toujours.
Ce furent les immigrants qui incitèrent les habitants à adopter un véritable régime politique afin de structurer la société grandissante qui risquait de poser problème un jour ou l’autre. Naturellement, ils se proposèrent pour cela, mais les Talsiniens ne leur faisaient pas assez confiance malgré leurs belles paroles et leur savoir faire évident dans le domaine. D’ailleurs, n’étaient-ils pas des exilés ? Après de longues discussions, la plupart du temps infructueuses, il finit par être décidé que trois de ces réfugiés seraient associés à deux habitants respectés et de sang Talsinien afin de former un conseil représentant l’autorité. Et comme de fait, ce conseil en prit le nom.

Les premiers temps ne furent pas de tout repos. Il fallut que les nouveaux arrivants s’adaptent à leur nouvelle vie et que les habitants de la ville se fassent à leurs coutumes étranges. Il y eut quelques heurts, parfois violents. D’autant que l’Autorité commença à changer le visage de la ville. On commença à construire un mur autour de la ville, puis à former des hommes au combat afin de la protéger de toute intrusion. La Garde Talsinienne vit le jour tandis que de nombreuses lois étaient dictées, car jusque là, le hameau avait été livré à lui-même.
La ville se structura et commença à faire parler d’elle. Quelques paysans laodiens et matlendais rejoignirent la communauté pour diverses raisons toutes examinées de près avant d’être acceptées ou rejetées. On découvrit que la lutfa, dont les talsiniens se nourrissaient presque exclusivement, pouvait s’exporter et se vendre alentours. La culture de la noix devint alors plus intensive et on s’attacha à découvrir ce qui lui plaisait ou au contraire l’empêchait de se développer, faisant de sa culture un art.

Le temps passa plus ou moins paisiblement dans la vile qui s’agrandissait. Mais inévitablement, les deux royaumes entourant ces terres que l’on croyait hostiles et inhabitées entendirent parler de Talsinia et de sa prospérité.

Quand Talsinia fait parler d'elle

Le premier à réagir fut le roi du Laodt. Il envoya un émissaire pour proposer sa protection à la ville qu’il aurait bien aimé compter dans son royaume. Naturellement, la proposition fut rejetée à l’unanimité. Le roi matlendais, ayant eut vent de l’échec de la tentative de son voisin et apprenant que cette société était guidée par les exilés qu’il avait répudié, décida de s’y prendre autrement. Il envoya un espion qui devait trouver un point faible dans la défense de la cité. Ce plan aurait pu fonctionner si un devin n’avait pas vu dans son thé du matin la bataille se préparer. L’homme averti immédiatement l’Autorité qui chercha à comprendre d’où venait la menace. Les meilleurs devins, chamans et médiums furent chargés de l’affaire et l’on finit par débusquer l’espion qui fut promptement interrogé puis exécuté, et retourné à l’envoyeur pour faire bonne mesure.
Choquée d’être passée si près de la chute, l’Autorité ordonna de construire une seconde muraille qui devait englober les marais, la forêt et toutes les terres environnantes que Talsinia revendiquait comme siennes. L’édification de la vaste muraille prit plus de dix années qui épuisèrent la cité et firent douter du bien fondé de cette mesure. Etait-il vraiment nécessaire de se donner tant de mal quand la nature faisait le travail pour eux ? La révolte commençant à gronder, la construction s’arrêta avant d’être terminée. Il demeura alors une zone sans défense qui bien entendu fut exploitée quelques années plus tard par le roi de Matlend, furieux d’avoir été évincé de la sorte il avait couvé sa vengeance et envoya une petite armée sur la ville. Malheureusement pour les pauvres soldats, bien peu parvinrent à atteindre la cité à travers les marécages et leurs chemins sinueux connus uniquement des Moissonneurs et quelques peu des propriétaires (juste histoire de connaître les limites de leurs terrains). De ceux qui atteignirent les murailles il ne resta très vite que deux individus. Le premier fut renvoyé à son roi pour faire passer le message que Talsinia ne se laissait pas envahir aussi facilement, le deuxième fut conservé pour le cas où il pourrait servir, avant d’être finalement intégré à la vie quotidienne de la ville pour libérer sa cellule. Cet homme s’appelait Gerl Talquinide et il s’habitua si bien à la vie à Talsinia qu’il y trouva femme et fonda sa famille. Il fut également à l’origine de l’achèvement de la construction du mur. Il connaissait suffisamment son ancien roi pour savoir que celui-ci ne renoncerait pas. Mais surtout il fut le père de l’homme le plus brillant qui fut à Talsinia.

Muar le féministe

Muar et Naal Talquinide naquirent de ce mariage. Naal était une jeune fille timide mais Muar se montra très vite intéressé par tout, et surtout ingénieux lorsqu’il s’agissait de s’épargner des peines. De 15 à 20 ans il inventa nombre de dispositifs simples qui rendaient la vie quotidienne plus facile pour les artisans comme pour les Moissonneurs (il permit la construction de barque à fond plat et un système de rame permettant de naviguer sur les “champs” de lutfa sans abîmer la plante). L’année qui suivit fut consacrée à l’étude des plantes de la région. Il découvrit de nombreuses vertus à des plantes auxquelles personne n’avait prêté attention, il étudia même la lutfa de plus près et se rendit compte qu’on pouvait en faire un alcool fort mais avec un agréable goût qui pouvait se marier avec d’autres saveurs. Son étude botanique fut cependant écourtée le jour où sa sœur fut victime de la loi.

De nombreuses choses étaient interdites aux femmes ou leur étaient imposées. La politique et beaucoup de travaux étaient maintenus hors de portée des femmes, en revanche les tâches de la maison étaient leurs, elles ne pouvaient s’y soustraire. De même, leurs vies étaient régies par le chef de famille (leur père puis leur mari) elles n’avaient aucun droit sur leur destin et même certains lieux de la cité leur étaient interdits.
Naal incarnait la femme parfaite à bien des égards. Elle était obéissante et dévouée à sa famille, effectuait son travail sans jamais se plaindre. Un jour, allant seule au marché, elle fut agressée et dû se défendre. Elle échappa à son agresseur en lui assenant un coup au visage qui le défigura durant un bon mois. Pour cela, elle fut emprisonnée.
Muar, indigné par une telle injustice entreprit d’investir le tribunal. Il étudia la loi dans son entier et fit libérer sa sœur après une longue année de détention. Mais il ne s’arrêta pas là. Après cela il alerta la population et tenta de faire bouger les consciences. Alliant des talents d’orateur à ceux d’écrivain, Muar assista à des conseils publics où il s’exprima avec fougue jusqu’à ce qu’on lui interdise l’accès au tribunal. Muar investi alors les rues de la ville et parvint enfin à se faire entendre. Les femmes le suivirent, celles qui le pouvaient du moins, mais aussi quelques hommes. Des années durant, Muar et ses amis œuvrèrent jusqu’à ce que finalement l’homme soit arrêté à cause des troubles qu’il provoquait dans l’ordre de la cité. Son exécution sur la place publique fut surveillée de près et plusieurs sympathisants à sa cause furent emprisonnés ce jour là pour avoir tenté de le libérer. Mais avant que le bourreau ne lui coupe la tête, Muar appela les talsiniens à ne pas le sauver au détriment de la cité qui avait besoin d’eux, ils devaient continuer leur tâche même si lui disparaissait. Et il ne fallait pas s’arrêter aux droits des femmes, tous les talsiniens avaient le droit d’être libres. La hache du bourreau mit fin à son discours. Muar avait alors trente-trois ans.
Le lendemain de l’exécution, la Garde fit irruption dans les maisons des sympathisants de Muar les plus connus, à commencer par sa propre maison où il vivait avec sa sœur, mais elles étaient toutes vides.

La cité sembla étrangement calme durant les mois qui suivirent la disparition de Muar le féministe, mais on comprit vite que ce n’était pas finit pour autant. La Garde commença à entendre parler des “Libérés” et si elle n’en comprit pas immédiatement le sens, elle apprit bien vite que la relève était assurée. Dès lors, elle se fit un devoir de mettre fin aux troubles et de traquer les nouveaux hors-la-loi.

La cité évolue

Cependant, la cité entra dans son âge d’or. Elle fit des progrès dans de nombreux domaines et beaucoup d’inventions virent le jour. On s’intéressa de plus près à l’histoire et, se basant sur le calendrier matlendais pour dater les évènements, on entreprit de rédiger les récits des mémoires talsiniennes sur les origines de la cité et à tout noter soigneusement dans les registres de Talsinia.

Cet essor eut pour conséquence d’agrandir encore la convoitise des deux royaumes qui redoublèrent d’efforts et de ruse pour conquérir la ville. Heureusement, Talsinia était bien protégée derrière ses murailles et par sa Garde bien entrainée. Sans compter que les rois matlendais et laodien devaient jouer en fonction de l’autre et qu’ils se retrouvèrent plusieurs fois en confrontation directe. Ce qui conduisit à une guerre entre les deux nations qui laissèrent enfin tranquille la petite Talsinia.

Les décennies et les siècles passèrent, la ville prit de l’ampleur à l’intérieur de la première muraille, on trouva des techniques permettant d’agrandir les maisons mais peu à peu les gens commencèrent à aller vivre dans la campagne environnante, rassurés par le succès apparent de la seconde muraille. Ainsi, Talsinia devint telle qu’on la connait aujourd’hui : vaste, prospère et resplendissante. Mais L’Autorité et la Garde veillent encore et toujours.
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MessageSujet: Re: Histoire   Lun 15 Oct - 6:48

Ce que l’on ne sait pas de Muar Talquinide

Pour la plupart des talsiniens, les actes de Muar Talquinide s’arrêtent au domaine politique (hormis les premières années de sa jeunesse) et pourtant il est responsable de beaucoup plus de progrès qu’il n’y parait.

Durant ces douze années de combats, il n’a jamais cessé d’étudier. Son esprit continuant d’explorer de nombreux domaines. Il a laissé derrière lui des centaines de carnets contenant des notes touchant à la botanique, au druidisme, à la divination, l’artisanat, la physique, la mécanique, l’astronomie… et naturellement à la politique et la philosophie. On trouva également des comptes-rendus de travaux inachevés.
Mais Muar laissa encore un autre héritage derrière lui. Quelques mois après la mort de Muar, une femme mit au monde son enfant. Tous se réunirent autour du nouveau né, sa mère et sa tante et décidèrent de suivre les dernières volontés de l’homme qui les avait tous réuni. Désormais ils allaient œuvrer dans l’ombre pour continuer ce qui avait été commencé. Désormais ils s’appelleraient les Libérés.

On reprit les travaux en fonction de ses compétences et chacun devint le meilleur dans son domaine, les Libérés furent les plus brillants esprits de la cité et ils firent évoluer Talsinia avec eux. Ils construisirent un refuge pour ceux qui ne pouvaient vivre en plein jour dans la ville tandis que les autres infiltraient peu à peu toutes les institutions. Le réseau des Libérés s’étendit et se tissa dans tout Talsinia.

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